Pour accéder aux programmes locaux, cliquer sur la carte
l’Équipe Coteaux-Païs Toulouse Coteaux-Païs Aveyron Coteaux-Païs Montauban l’Équipe Coteaux-Païs Perpignan l’Équipe Coteaux-Païs Pamiers l’Équipe Coteaux-Païs Bayonne l’Équipe Coteaux-Païs Pau
Accueil du siteSpiritualité
Fiche de lecture : « Un homme, la nuit », Benoît Lobet
vendredi 26 février 2010
par Patricia Brochen

« …A moins de naître d’eau et d’esprit, nul ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » Jean 3v3

Dans son dernier ouvrage, « Un homme, la nuit », Benoît Lobet, théologien, prêtre du diocèse de Tournai (Belgique) et auteur de nombreux essais de spiritualité, invite chacun d’entre nous à partir à la suite de Nicodème, « ce pharisien de Jérusalem qu’une force impérieuse enjoint de se lever, de braver les ténèbres… pour aller trouver Jésus dont les actes l’intriguent, le captivent… et qui marche à tâtons vers la rencontre. »

« Chaque être humain marche dans sa nuit. Nous sommes tous des Nicodème… »

Guidés par cet homme, à qui nous donnons la main, et par l’auteur, nous cheminons et découvrons, au fil des chapitres, comment vivre concrètement notre foi aujourd’hui et goûter la richesse et la beauté de la vie chrétienne, vie animée par l’Esprit, vécue dans la force de l’Esprit, et donc vie spirituelle.

Benoît Lobet, dans une écriture belle et claire, nous propose un itinéraire qui des ténèbres nous conduit à la lumière de l’aube.
Cette vie spirituelle, seconde naissance à laquelle Jésus invite Nicodème, passe par différentes étapes ; chacune d’elle est proposée à notre méditation.
Goûtons ici, pour nous mettre en appétit, quelques passages de ce très beau livre.

Accueillir la Parole de Dieu : « ... qu’on lira pour autre chose… Pour se nourrir on lira comme on mange, comme on déguste. Car la Parole est festin, car la Parole est une Personne qui se donne à manger, qui se laisse consommer dans la manducation savoureuse du cœur…tous les jours un repas neuf, nourriture nouvellement apprêtée, nourriture du désir, lait pur qui permet la croissance de l’homme intérieur. »

Faire un travail d’anamnèse, un voyage en soi-même, au noir de soi : « On s’y emploiera dans le silence de l’oraison … là où vient surgir l’ombre du visage de Jésus pour un face à face lumineux dans les ténèbres… Car la nouvelle naissance, ce vent qui souffle, veut en nous la vérité en même temps que la liberté, la vérité de nous-mêmes à partir de laquelle nous ressuscitons à la vie. »

Apprendre l’intériorité dans le silence de la nuit : « Rechercher le silence, un silence de présence à la Présence, à l’Adversaire aimant, au Vis à Vis qui passe en nos cœurs. Ce silence là permet d’entendre avec l’oreille du cœur l’imperceptible murmure de l’amour. »

Rechercher la solitude : « A vrai dire elle n’est pas exactement une solitude mais plutôt l’espace partagé d’une présence- de la Présence- elle suppose le recueillement… dans le désert du cœur. Un désert où la multitude, l’humanité entière est là qui nous attend. »

Au pied de la croix, Ecouter la révélation de notre vocation faite par le Christ : « … nous qui voulons comme lui vivre de l’Esprit, nous sommes les disciples aimés auxquels le Seigneur confie ses secrets… Nous sommes aimés d’un amour que l’humain ne saurait lui-même se fabriquer, un amour qu’il reçoit pour le partager… »
Et Accueillir Marie, Mère de Dieu. « Pour renaître prendre à notre compte la parole de Jésus « Voici ta mère » ; un engendrement neuf, cette maternité nécessaire en nous pour la vie éternelle. »

Renaître d’eau et d’esprit par la vie sacramentelle : « Il n’y a pas, pour le Christ, de vie spirituelle hors de cette expérience sacramentelle : celle d’une initiation qui rend présent, strictement présent, l’évènement de la Croix à quiconque y consent et s’y livre. »

S’ouvrir à la fraternité : « Tous les baptisés sont convoqués à vivre ensemble en Esprit. Les chrétiens sont gens qui vivent en église ou qui ne sont pas chrétiens ! »

La vie spirituelle, combat quotidien : « Il faut apprendre la persévérance ; encore et encore il faut traverser la nuit, celle qui fit se lever Nicodème pour le conduire à la rencontre de Jésus et lui prendre la main. Cette main, qu’il la garde dans la sienne, assuré que lui ne le lâche pas, même s’il ne sent plus sa présence amicale. »

Prier : « La prière est en effet la nourriture et la respiration de l’homme nouveau qu’il est devenu et doit devenir encore. S’il s’en prive, il le prive lui de toute croissance et bien vite il s’étiolera et périra. »
Prière liturgique mais aussi prière silencieuse « que l’Esprit poursuit dans le secret du cœur.
L’oraison cœur à cœur, prière sans filet, sans support, prière à l’écart par laquelle tout Nicodème rejoint Jésus loin des foules et son intimité de présence à son Père. »

Trouver pour nous guider un accompagnateur spirituel qui dise sans détour si nous gardons le cap.

Témoigner de la bonne nouvelle : « Comment dire la joie de la vie spirituelle ? d’abord sans trop de paroles, par l’agape qui la fonde et la soutient, cet amour de fraternité et de don de soi… »


Commenter ou questionner